Autres pressions
Outre les prélèvements directs des collectivités et des industries, le régime des cours d'eau est perturbé par diverses autres pressions, liées aux activités humaines relativement nombreuses dans les districts Rhin et Meuse :
- Les prises et restitutions liées à l'alimentation des canaux de navigation.
- Les dérivations ou prises d'eau pour l'alimentation des canaux usiniers et d'irrigation.
- Les déstockages des plans d'eau pour la réalimentation des cours d'eau sollicités pour les prélèvements d'alimentation en eau potable.
- Les rejets des stations d'épuration dans des cours d'eau à faible débit dont l'impact provoque une modification importante des débits.
L'intensité des pressions liées à ces aménagements peut être appréciée par leur influence sur les débits caractéristiques des cours d'eau (cf. annexe 5).
Par ailleurs, certains aménagements ont fortement modifié l'état du lit mineur, des berges et du lit majeur en dégradant la qualité des habitats.
Ces dégradations ont touché une grande majorité de cours d'eau, en particulier à travers les campagnes successives d'aménagements hydrauliques lourds à partir des années 1960, qui ont conduit à une banalisation parfois extrême du lit et des berges des cours d'eau.
Les blocages de berges, les seuils et barrages, les remblais, les travaux de lutte contre les inondations ont ainsi peu à peu gagné la quasi totalité des linéaires soumis à la pression foncière qui s'exerce dans certaines vallées.
Des cours d'eau ont subi des dégradations considérables sur une grande partie de leur linéaire (curages, recalibrages, rectification, suppression des ripisylves
), qui ont fortement limité leurs potentialités écologiques (perte de biodiversité), mais aussi perturbé leur fonctionnement hydrologique et hydraulique (accélération des écoulements, érosion accrue, assèchement des zones humides et annexes hydrauliques,
).
D'autres pressions ont occasionné d'autres types de
dégradations : occupation des fonds de vallée
par les installations industrielles et les zones urbaines,
suppression des zones inondables, déviation et busage
des cours d'eau, artificialisation et banalisation du lit
et des berges.
Enfin, les grands travaux d'aménagement hydraulique pour la navigation et l'hydroélectricité, la canalisation et l'urbanisation importante des berges ont également largement conduit à une réduction de la diversité et des caractéristiques biologiques de certaines rivières.
Ces pressions sont décrites qualitativement. Leur intensité ne peut être évaluée qu'au travers de leurs incidences.
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