> Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable> Agence de l'Eau Rhin-Meuse













 
   
 

Méthodes et procédures

Représentation des rejets et des apports

Pour les besoins de PEGASE, un inventaire et une évaluation des apports, des rejets et des stations d'épuration doivent être réalisés. Les composés intervenant de manière prioritaire dans l'élaboration d'une stratégie de prévention et d'épuration à l'échelle régionale sont pris en considération : matières carbonées, azotées et phosphorées.

Une classification cohérente des apports et des rejets a été établie en fonction des diverses origines possibles des pollutions, en fonction des schémas réglementaires, en fonction des modes d'action pouvant être mis en œuvre pour modifier ou traiter les apports ou encore en fonction de l'appareil statistique existant. Cette classification a également tenu compte des possibilités de localisation spatiale des points d'émission.

A ce titre, trois types d'apports et de rejets ont été définis :

  1. Les apports et rejets ponctuels : ce sont les apports et rejets isolés, émis en des points précis et identifiables (rejets provenant des collecteurs ou des stations d'épuration urbaines, rejets industriels).
  2. Les apports et rejets dispersés : il s'agit des apports et rejets, généralement de faible intensité, dont la distribution spatiale est telle qu'elle ne permet pas la localisation individuelle précise des points d'émission (exemple : rejets domestiques en milieu rural).
  3. Les apports diffus : ce sont les apports des sols, auxquels sont attachées, par nature, des surfaces contribuantes.

De façon très résumée, les divers apports et rejets peuvent être estimés à partir des données suivantes :

  • Rejets industriels : sur base des autorisations de rejets, sur base des redevances et taxes auxquelles l'industrie est éventuellement soumise et sur base de mesures.
  • Rejets domestiques : par l'utilisation du concept d'équivalent-habitant. La fraction des apports domestiques rejetés en égout peut être représentée par un taux moyen de raccordement au réseau d'assainissement, variable d'une commune à l'autre.
  • Rejets directs d'élevage : sur base du cheptel recensé par commune et d'un taux de rejet.
  • Apports par les sols : une approche basée sur l'utilisation de fonctions d'apport a été adoptée. La synthèse des données relatives au fonctionnement de plusieurs micro-bassins versants, caractéristiques des diverses natures et occupations du sol, a permis d'établir des fonctions d'apport pour la charge carbonée, azotée et phosphorée en fonction du type d'occupation (cultures, prairies, forêts). Ces fonctions d'apport sont des valeurs moyennes dans le temps (échelle de temps d'une semaine à un mois) et dans l'espace (pour des bassins versants dont la dimension est au moins égale à quelques kilomètres carrés).
  • Rejets des stations d'épuration : sur base des apports domestiques et industriels connectés à la station et des abattements de charge réalisés dans la station. Ceux-ci peuvent être estimés soit sur base de mesures, soit en fonction du type de station et des traitements qui y sont réalisés.

La classification adoptée dans PEGASE est actuellement la suivante :

  • Les rejets industriels, de type ponctuel : ils comprennent tous les apports et rejets industriels soumis à autorisation. Dans cette catégorie sont également repris les rejets provenant des élevages intensifs lorsqu'ils sont soumis à autorisation de rejet. Les rejets industriels sont déversés en rivière, avec ou sans épuration industrielle, ou déversés en égouts, ceux-ci étant raccordés ou non à une station d'épuration urbaine.
  • Les rejets domestiques dans les égouts : comprennent les charges domestiques et assimilées (c'est-à-dire les charges des collectivités, petites industries, artisanat, commerce, etc.) non soumises à autorisation de rejet et qui sont collectées par un réseau d'assainissement, entraînant un rejet ponctuel dans les eaux de surface. La population prise en compte par PEGASE comprend la population sédentaire ainsi que, le cas échéant, une population " hors domicile " (bureaux, etc.) et/ou une population saisonnière (par exemple : population touristique).
  • Les rejets domestiques non rejetés en égout, de type dispersé.
  • Les rejets directs d'élevage : la charge polluante émise par les animaux d'élevage, principalement les bovins, est pour la majeure partie déversée sur les sols agricoles, soit directement quand le bétail est en pâture, soit par épandage mécanique des fumiers et des lisiers quand les animaux sont à l'étable. Une partie de ces déjections animales est cependant rejetée directement en rivière ou en égout (par exemple, trop-plein des cuves de stockage) ; ces rejets sont de type dispersé.
  • Les apports provenant du lessivage des sols, de type diffus.

Tenant compte de la relation point d'origine / point d'émission dans la rivière, la distribution des apports et rejets peut alors être établie pour tout point d'une rivière.

 

 
Accéder à l'extranet