Synthèse
La France, de part la législation qu'elle a mise
en place au cours des années 90 sur la transparence
des prix, le contrôle de la délégation
du service public, le recouvrement des coûts réels
et l'information du public s'est pleinement inscrite dans
la logique de la DCE.
Les redevances de pollution et de prélèvement
perçues par les Agences de l'eau constituent une amorce
de prise en compte des coûts de dégradation de
l'environnement et des ressources, même s'ils ne prétendent
pas à en assurer le recouvrement.
Le prix moyen du m³ d'eau sur le district était
de 2,39 € HT en 2000 et la répartition des prix
autour de cette moyenne s'avère relativement homogène.
La variabilité du prix diminue quand la taille de commune
augmente et devient somme toute relativement faible dans les
communes de plus de 10 000 habitants ce qui plaide pour une
bonne efficacité des outils de contrôle des prix
mis en place.
De plus l'augmentation des prix sur la période 1998-2000
a été relativement maîtrisée puisqu'elle
est en moyenne de 7 % (en euros courants). Cette augmentation
des prix s'est accompagnée d'une tendance à
une homogénéisation des prix vers le haut. L'augmentation
a été la plus importante dans les communes où
les tarifs étaient les plus modérés et
elle est restée très modérée là
où les tarifs étaient les plus élevés.
Elle a accompagné un programme important d'investissements.
Le service eau potable, représente 44 % du prix de
la facture et reste le premier poste de dépense mais
la part de l'assainissement (36 % en 2000) est celle qui croît
le plus vite (+ 15 % en trois ans).
Enfin, le mode de gestion semble avoir un impact sur le prix
qu'il est très difficile d'analyser sans disposer de
critères techniques de qualité du service.
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