Conclusion
En croisant les trois analyses décrites précédemment
portant sur :
- l'évolution historique,
- les tendances lourdes supra-bassin
- l'application du modèle d'évolution du
cabinet BIPE (avec des éléments d'appréciation
en terme de rupture ou d'opportunité)
On est amené à conclure aux hypothèses
suivantes pour l'extrapolation à 2015 des pressions
agricoles sur les milieux aquatiques :
- Eaux superficielles
- pollution organique : le facteur principal est
constitué par l'élevage et l'impact des
déjections animales. La réduction probable
plus forte du cheptel laitier par rapport au cheptel
bovin (combiné avec le fait que la mise aux normes
des bâtiments sera plus attractive pour les élevages
bovins) conduit à prendre comme hypothèse
la stabilité des effectifs avec une application
intégrale des mises aux normes dans les zones
vulnérables et prioritaires.
- pollution par les phytosanitaires : l'hypothèse
retenue est une stabilité des pratiques actuelles,
corroborée avec le maintien des surfaces céréalières
et les faibles évolutions de la STH et la SAU.
- Eaux souterraines
En ce qui concerne le volet quantitatif, l'hypothèse
la plus réaliste à ce stade est une stabilité
de la demande en eau avec très certainement le
maintien des irrigations existantes.
Ces résultats ne sont en rien des projections stabilisées.
Les tendances indiquées confrontées aux hypothèses
d'analyse montrent que certaines évolutions pourraient
être plus prononcées (ex : selon les conséquences
de la chrysomèle en Alsace) ou moindre (ex : selon
l'évolution de la pression foncière agricole).
Cela montre en outre qu'il serait hasardeux de bâtir
des scénarii tendanciels sur des hypothèses
extrêmes d'où le parti qui a été
pris de considérer par défaut que les pressions
agricoles seront en 2015 très peu différentes
de leurs niveaux actuels.