Risque de non atteinte du bon état quantitatif
Seule la partie Sud de la masse d'eau du grès vosgien
captif non minéralisé (masse d'eau 2005 rattachée
au district Rhin) présente un risque de non atteinte
du bon état quantitatif. En effet, les résultats
des simulations effectuées à l'aide du modèle
mis au point par le BRGM montrent que malgré l'arrêt
des exhaures minières du bassin houiller, et en l'absence
de mesures correctives supplémentaires, le
secteur situé au Sud de la faille de VITTEL
verra l'épuisement de ses ressources se poursuivre,
ce qui se traduira par une chute importante des niveaux piézométriques,
de l'ordre d'une quinzaine de mètres en un siècle.
Cette situation particulière du secteur Sud est due
à l'effet conjugué de deux facteurs défavorables
: la présence de la faille de VITTEL, jouant le rôle
de barrière hydraulique aux écoulements, et
la recharge limitée de l'aquifère dans ce secteur
en raison de la faible surface d'affleurements disponibles
pour l'infiltration vers la nappe. Ce compartiment de la nappe
se comporte ainsi comme un réservoir relativement isolé
du reste de la nappe, qui est vidé par pompage à
un rythme supérieur à ses maigres possibilités
d'alimentation.
Ce secteur Sud restera fortement déficitaire même
après l'arrêt des exhaures, et n'atteindra le
"bon état" que lorsque environ 1,9 millions
de m3 d'eau auront été économisés
annuellement, sous réserve des résultats d'études
complémentaires précisant les volumes effectivement
prélevés dans le secteur Sud.
Le classement de cette zone à risque en zone de répartition
des eaux est en cours. La zone concernée, ajustée
aux limites de cantons, est représentée sur
la carte suivante.
Carte M- 32 : Zone de répartition
des GTI
Il convient de remarquer qu'une partie de l'aquifère
située au Nord de la faille de VITTEL (a priori non
déficitaire après l'arrêt des exhaures[26])
est incluse dans la zone de répartition car un prélèvement
supplémentaire important au Nord de la faille aurait
forcément pour conséquence d'accentuer la baisse
piézométrique dans le secteur Sud, par le simple
jeu des transferts de pression dans la nappe captive.
[26] Les simulations les plus pénalisantes
montrent en effet que dans le secteur Nord, l'inversion de
la tendance à la baisse s'effectue aux alentours de
2015.
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