Incidences qualitatives
De nombreux éléments se retrouvent en quantité
excessive dans les eaux souterraines des réservoirs
miniers suite à l'ennoyage, en regard des concentrations
maximales admissibles pour l'alimentation en eau potable (CMA)
du décret du 21/12/01. Pour exemple, dans les réservoirs
miniers Centre et Sud, on a notamment observé :
- des sulfates (avec des concentrations maximales de 3 500
mg/l pour une CMA de 250 mg/l),
- du sodium (avec des concentrations maximales de 1 200
mg/l pour une CMA de 150 mg/l),
- du magnésium (avec des concentrations maximales
de 500 mg/l pour une CMA de 50 mg/l),
- du fer (avec des concentrations maximales de 15 000 µg/l
pour une CMA de 200 µg/l),
- du manganèse (avec des concentrations maximales
de 1 400 µg/l pour une CMA de 50 µg/l),
- du bore (avec des concentrations maximales de 7 000 µg/l
pour une CMA de 1 000 µg/l),
- du nickel (avec des concentrations maximales de 200 µg/l
pour une CMA de 20 µg/l).
La qualité actuelle des eaux des réservoirs
miniers doit être considérée comme une
qualité naturelle, dans la mesure où elle n'est
pas liée à une pollution d'origine anthropique.
Cette qualité devrait cependant s'améliorer
avec le temps, au fur et à mesure du renouvellement
des eaux. Compte tenu des connaissances actuelles, les eaux
du réservoir Sud se renouvelleraient à une vitesse
moyenne d'une fois tous les 2 ans environ, et celles du réservoir
Centre à raison d'une fois tous les 7,5 ans. Cette
différence de vitesse de renouvellement des eaux explique
que l'on constate une amélioration des concentrations
en sulfates dans le réservoir Sud, et une stagnation
dans le réservoir Centre (Graphique
7).
La minéralisation excessive des eaux des réservoirs
miniers peut également influencer la qualité
des eaux de la nappe du Dogger, soit directement par remontée
d'eau minéralisée du réservoir minier
vers la base de l'aquifère, soit indirectement du fait
des débordements des réservoirs miniers dans
les cours d'eau et des soutiens d'étiage, dont les
eaux se réinfiltrent pour partie.
La nappe des grès vosgiens (2005)
Une attention plus particulière doit être portée
à l'extension des secteurs minéralisés
de la masse d'eau 2005 (Grès vosgiens captifs). L'inventaire
réalisé en 2003 permettra d'évaluer son
évolution dans les secteurs fortement sollicités.
Il convient de rappeler que cette masse d'eau est rattachée
au district Rhin.
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