Le comité de bassin impliqué
La loi du 6 avril 2004 portant transposition de la directive
2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23
octobre 2000 établissant un cadre pour une politique
communautaire dans le domaine de l'eau, fait obligation au
comité de bassin[4] de consulter et de recueillir
les observations du public sur le projet de SDAGE (Schéma
directeur d'aménagement et de gestion des eaux) reprenant
ainsi les dispositions de l'article 14 de la directive cadre
sur l'eau et plus généralement celles de la
convention d'Aarhus[5].
Le comité de bassin peut modifier son projet de SDAGE
afin de tenir compte des observations du public. Il soumet
ensuite le projet éventuellement modifié à
l'avis des conseils régionaux, des conseils généraux,
des chambres consulaires et des établissements publics
territoriaux de bassin. Le comité de bassin peut modifier
le projet pour tenir compte de ces avis.
Le SDAGE est tenu à disposition du public (cf.
site http://www.eau2015-rhin-meuse.fr/).
Un décret en Conseil d'Etat précisera les modalités
d'application de cette procédure et le rôle de
l'autorité administrative compétente, le Préfet
coordonnateur de bassin.
La première consultation officielle du public (DCE)
interviendra en 2005 sur les questions importantes des districts
hydrographiques.
[4] Comité
de bassin par bassin hydrographique composé de représentants
des régions et des collectivités locales, de
représentants des usagers et des personnes compétentes
et des représentants désignés par l'Etat,
notamment parmi les milieux socio-professionnels (article
L.213-2 du Code de l'environnement).
[5] D'après Aarhus, les
parties concernées sont « toutes personnes,
groupes ou organisations possédant un intérêt
ou un enjeu parce qu'ils seront affectés ou parce qu'ils
peuvent exercer une influence sur les conséquences
et les résultats » et le public est défini
comme « une ou plusieurs personnes physiques
ou morales et les associations, organisations ou groupes constitués
par ces personnes ».
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