L'articulation avec les SDAGE et les SAGE
LE SDAGE : DEVIENT INSTRUMENT DE MISE EN UVRE DE LA
DCE
La loi sur l'eau du 3 janvier 1992 a créé deux
nouveaux outils de planification : le SDAGE (schéma
directeur d'aménagement et de gestion des eaux) et
les SAGE (schémas d'aménagement et de gestion
des eaux).
Le SDAGE fixe pour chaque bassin hydrographique métropolitain
les orientations d'une gestion équilibrée de
la ressource en eau dans l'intérêt et dans le
respect des principes de la loi sur l'eau.
Le SDAGE s'impose aux décisions de l'Etat en matière
de police des eaux, notamment au travers du régime
de déclarations ou autorisations de travaux ayant une
incidence sur les milieux aquatiques (rejets, aménagements,
)
; de même qu'il s'impose aux décisions des collectivités,
établissements publics ou autres usagers en matière
de programmation pour l'eau.
Préparé par le comité de bassin, le
SDAGE Rhin-Meuse a été adopté le 2 juillet
1996 après quatre années de travaux de large
concertation de tous les acteurs de l'eau. Le SDAGE a été
approuvé par le Préfet coordonnateur le 15 novembre
1996.
Les objectifs du SDAGE ne sont pas définis de la même
manière que ceux de la DCE. La DCE comporte une obligation
de résultats et une échéance pour l'atteinte
des objectifs ce qui n'est pas le cas pour le SDAGE. Il n'en
reste pas moins que l'application des dispositions du SDAGE
concourt à l'atteinte des objectifs environnementaux
DCE.
Une révision du SDAGE est prévue d'ici 2008
pour tenir compte des éléments nouveaux introduits
par la transposition de la DCE.
En confirmant le modèle de gestion français
par bassin, tout en l'étendant au niveau européen,
la DCE exige la mise en place de systèmes de planification
similaires à ceux des SDAGE et des SAGE.
La transposition de la DCE, en droit interne, intègre
dans le SDAGE les exigences de cette dernière en terme
d'objectifs, de méthodes et d'outils.
Ainsi le SDAGE devient l'instrument français de
la mise en uvre de la politique communautaire dans le
domaine de l'eau. Il passe ainsi d'un statut de document
d'orientation à celui d'un document de programmation.
Mais le SDAGE couvre, et continuera à couvrir, un
domaine plus large que celui du plan de gestion (exemples
de la prévention des risques d'inondations, de l'extraction
des granulats, de la sécurité de l'alimentation
en eau potable,
).
Le SDAGE conservera également son caractère
propre (avec l'obligation de "compatibilité"
pour les décisions administratives dans le domaine
de l'eau). Le contenu et l'esprit des futurs SDAGE seront
donc en continuité avec ceux des SDAGE dans leur forme
actuelle.
La révision du SDAGE, destinée à intégrer
les prescriptions de la DCE au titre du plan de gestion, sera
engagée dès 2005 après la réalisation
de l'état des lieux et se déclinera séparément
pour le Rhin et la Meuse.
Jusqu'à leur révision, dont l'adoption est
prévue fin 2008, les SDAGE actuels et notamment les
objectifs de qualité qu'ils fixent, restent la référence
juridique, même si les objectifs de bon état
doivent d'ores et déjà être pris en compte
dans l'évaluation des projets.
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