Les résultats de la consultation du public
La première partie du questionnaire portait sur les objectifs environnementaux du projet de SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux).
À la question, les deux tiers des rivières et la moitié des nappes en bon état en 2015 ?
Les avis sont très partagés :
57% acceptent mais 1/5 s’y oppose.
Une personne sur deux juge la proposition utopique, 7% décevante.
Une forte crainte quant aux dépassements des coûts s’exprime. L’ opinion est sceptique sur le réalisme des objectifs proposés.
44% ne souhaitent pas payer plus pour protéger l’eau alors qu’1/5 se dit tout à fait prêt à payer.
Les avis libres tempèrent nettement ce consentement à payer au regard des milliers de citations qui mettent en avant le refus du citoyen de payer plus.
La seconde partie du questionnaire s'intéressait aux actions à mener, « mesures phares », pour atteindre les objectifs environnementaux fixés.
Eau et santé, Eau et dépollution
Les alternatives à l’usage des pesticides
La lutte contre l’utilisation de pesticides fait l’unanimité,
que ce soit dans l’action individuelle ou
dans le soutien aux communes (76% tout à fait prêts à utiliser moins de produits chez eux ; 67% à soutenir leur commune dans une démarche « zéro pesticide »).
Les répondants sont favorables à la consommation de produits bio (47% tout à fait prêts, 31% assez prêts).
Eau et Rareté
Economiser l’eau ?
La chasse au gaspillage est ressentie comme l’action prioritaire (86%).
Eau, Nature et Biodiversité - Eau et organisation de l’espace du territoire
Le public soutient fortement la protection et la reconstitution des espaces naturels pour gérer l’eau : 73% sont tout à faits d’accord pour recréer des zones humides, 79% sont favorables à un aménagement du territoire favorisant une gestion naturelle des crues, action qu’ils jugent réaliste.
Dans le même ordre d’idée, 79% soutiennent la proposition de limiter l’imperméabilisation des sols en villes (parkings, routes, zones d’activités...) pour contribuer à lutter contre les inondations.
80% des répondants souscrivent au projet de libre circulation des poissons malgré la contrainte financière.
Information et Communication
Quel moyen est le plus approprié pour vous questionner ?

Les préoccupations des français
Question commune à toutes les agences de l'eau
Réponses du bassin Rhin-Meuse

La lutte contre les pollutions par les pesticides, les engrais, les rejets des industries est placée largement en tête des préoccupations des habitants du bassin Rhin-Meuse.
Questions internet
Que ce soit pour restaurer les rivières de la vallée de la Meuse, sauvegarder la nappe des grès du trias inférieur dans le sud des Vosges ou contraindre l’activité agricole dans le but de reconquérir le bon état de la nappe d’Alsace, les propositions sont majoritairement soutenues.
Top 10 des avis libres
Citations relevées (sur la base de 29 425 avis)
- Ne pas faire payer le citoyen/contribuable : 3 344
- Faire payer les pollueurs : 3 177
- Critiques vis-à-vis des industries (général) : 2 858
- Critiques vis-à-vis des agriculteurs (général) : 2 663
- Remarques sur le prix de l'eau : 2 499
- Refus, regret de payer plus : 2 231
- Urgence, nécessité d'agir : 1 585
- Interdire ou limiter l'utilisation des pesticides : 1 569
- Sensibiliser, éduquer, responsabiliser : 1 525
- Faire payer les acteurs économiques : 1 475
Zoom par categorie de population
Les moins de 25 ans sont :
- moins « favorables » aux zones humides et à la circulation des poissons
- favorables à l’utilisation d’Internet
- inquiets quant à leur pouvoir d’achat
- plus préoccupés par la pollution de villes que par les pesticides et les pollutions industrielles
Les répondants Internet (sur représentation des cadres et des élèves et étudiants, des tranches les plus jeunes) sont :
- plus prêts à payer pour la dépollution, y compris à acheter les appareils plus économiques
- plus sensibles à la qualité des eaux de baignade.
Les urbains et les ruraux sont :
- les urbains sont plus en accord avec avec le projet du Comité de bassin, également plus optimistes et plus prêts à payer
- les urbains sont préoccupés par les rejets de l’industrie et les ruraux par les pesticides
- le recours prioritaire à Internet est demandé par les urbains.
Peu de différences sont constatées entre les bassins du Rhin et de la Meuse.