La consultation du public
Avis exprimés par le public
Rapport de la consultation de 2005
Il s'agit des résultats du traitement et de l'analyse des questions fermées, des opinions "libres", des avis recueillis par les associations lors des réunions publiques et les débats organisés par l'agence de l'eau.
L'eau c'est la vie !
- intérêt fort du grand public pour ce qui touche à l'eau
- consensus des répondants sur les valeurs fondamentales attachées à l'eau (bien pré- cieux, rare, c'est la vie, ce n'est pas un bien marchand, bien commun, patrimoine à transmettre) ; ce qui permet de déduire que certaines valeurs fondamentales de la directive cadre sur l'eau sont partagées
Les enjeux de l'eau partagés
- les enjeux de l'eau (questions importantes) retenus par le comité de bassin à l'issue de la concertation avec les acteurs de l'eau autour des quatre thèmes : EAU & RARETE, EAU & SANTE, EAU & NATURE , EAU & POLLUTION recueillent l'adhésion du public.
L'urgence
- le public met en avant l'urgence de l'action pour l'atteinte du bon état des eaux en 2015 ; le programme est jugé ambitieux, toutefois, un certain scepticisme est associé à cette idée (les acteurs publics sauront-ils résister à la pression économique ?)
La rareté de l'eau en question, chasse au gaspi
- le public est majoritairement préoccupé par la lutte contre le gaspillage de l'eau (potable) avec une attente forte d'action (récupérer les eaux de pluie, double réseaux, compteurs d'eau individuels, récompenser les économies d'eau des particuliers, pénaliser les gaspilleurs) et d'information dans ce domaine (le thème eau & rareté est celui le plus abordé dans les avis libres)
Gouvernance : la puissance publique interpellée
- le public interpelle l'action des pouvoirs publics pour l'application plus rigoureuse du principe pollueur - payeur (pour les taxes, contre les droits à polluer) plus d'équité dans les contributions demandées aux ménages et aux acteurs économiques, plus de justice (taxer les vrais pollueurs), plus de répression vis à vis des produits dangereux et obligation d'informer les consommateurs sur la toxicité, plus de transparence
Economie : répartir les efforts
- le public est globalement plutôt prêt à un effort supplémentaire sur le prix à payer pour la protection de l'eau mais l'effort doit être réparti et proportionnel aux nuisances engendrées. Ceci est aussi conditionné à la transparence sur l'utilisation de l'argent et une garantie de résultats pour les ressources en eau.
Démocratie participative et DCE
- les citoyens apprécient la démarche de consultation et les associations ont fortement relayé cette appréciation malgré des doutes sur la prise en compte des avis
- la DCE parait indispensable malgré les difficultés d'application - besoin d'impliquer davantage le citoyen avec des liens vers sa réalité quotidienne
- le besoin d'information est très souvent évoqué : campagne d'information et informations plus locales ainsi que l'éducation des jeunes (la pédagogie est nécessaire mais pas suffisante). La difficulté de communiquer sur un sujet non attractif loin des préoccupations quotidiennes a été souvent souligné d'où la demande de campagnes efficaces pour une participation accrue du public
- l'harmonisation de la gestion de l'eau au niveau européen est appréciée ; il voit en cela la possibilité de comparer les systèmes de gestion et de tarification & la qualité de l'eau entre états membres
- les ¾ des personnes souhaitent à nouveau être consultées par questionnaire
- la commune et l'instance spécifique sont les mieux placées pour informer et associer la population à la politique de l'eau à l'échelle du bassin